Historique de Saint-Romuald
L’époque amérindienne
Les premières traces de l’occupation du sol à Saint-Romuald remontent à plus de 8 000 ans. Avant l’arrivée des premiers explorateurs et colons européens dans la région, le territoire de Saint-Romuald était sillonné de manière saisonnière (du printemps à l’automne) par les tribus autochtones qui descendaient surtout du Nouveau-Brunswick et du Maine pour venir chasser (loup-marin, gibier) et pêcher (anguille, saumon) près de l’embouchure des rivières Chaudière et Etchemin.
Les XVIIe et XVIIIe siècles
C’est en 1651 que le premier colon, Eustache Lambert, vient s’installer sur le territoire de la municipalité afin d’y établir une pêcherie. Sous le régime français (1608-1763), l’activité économique de la région sera dominée par le commerce des fourrures, l’agriculture et la pêche, tandis que l’exploitation forestière sera encore à l’état embryonnaire. Avec la mise en place du Régime anglais, l’économie de la colonie se diversifie et le blocus continental de la Grande-Bretagne par Napoléon 1er, à la fin du XVIIIe siècle, accentuera ces changements.
Le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle
Le blocus continental amènera la Grande-Bretagne à se tourner vers sa colonie nord-américaine pour répondre à ses besoins en bois de toutes sortes. Dès 1801, Henry Caldwell acquiert du gouverneur Murray la seigneurie de Lauzon et il ordonne aussitôt l’abattage du bois de chêne le long de la rivière Etchemin. En 1806 il fait construire les Moulins Etchemin qui exploitent le bois sous toutes ses formes : équarri, coupé en planche. Une partie de ce bois est entreposée tout le long des berges du fleuve entre les rivières Chaudière et Etchemin et est ensuite embarquée sur des navires puis acheminée vers la Grande-Bretagne. Le reste sert à la construction navale, située dans l’Anse Benson, qui deviendra le principal facteur d’emploi au XIXe siècle et jusqu’aux années 1930. L’industrie du bois sera responsable de l’arrivée de nombreuses personnes sur le territoire de la municipalité (en particulier le long du fleuve, sur la première terrasse) et sera à l’origine des hameaux Etchemin et New-Liverpool. Lorsque le marché du bois perd de son importance, à la fin du siècle dernier, on voit l’apparition de nouvelles activités, toujours liées au travail du bois, telles que la fabrication de menus objets qui déboucheront sur des travaux de plus grande envergure comme la construction d’église, la fabrication de meubles et la sculpture ornementale.
Durant la première moitié du XXe siècle, pas moins de quatre écoles de sculptures auront pignon sur rue à Saint-Romuald. À la fin de la période du commerce du bois, la plupart des gens qui travaillaient aux différents moulins et chantiers seront engagés par de nouvelles industries ayant un besoin important de main-d’œuvre habituée aux travaux manuels, telle la manufacture de vêtements BVD qui s’installera au coin de la rue de l’Église et du chemin du Fleuve en 1918.
La deuxième moitié du XXe siècle
Cette période sera marquée par la fondation du Syndicat Industriel en 1944. Ce Syndicat mettra en place le parc industriel, lequel comptera déjà 22 entreprises en 1961. La construction de l’autoroute Jean-Lesage (autoroute 20) et du pont Pierre-Laporte à la fin des années 1960, et surtout la venue de la raffinerie Ultramar permettront de grossir le parc industriel de façon importante et de lui faire jouer un rôle majeur dans la vie de la municipalité jusqu’à la fin des années 1980. Après quelques années de contrecoups reliés à la situation économique mondiale, on remarque que le parc industriel semble maintenant reprendre de son importance.
(Source – Pochette de recrutement commercial, Rues principales Saint-Romuald, 1999 )
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