Les attraits
L’Église de Saint-Romuald
L’église de Saint-Romuald surplombe le fleuve depuis plus de 150 ans. Du site privilégié qu’il occupe, le bâtiment en pierre de taille au clocher massif domine le paysage. Cette église de style néoclassique, la première de Saint-Romuald, a été construite, en 1855-1856, d’après les plans de Charles Baillairgé.

Elle se caractérise par sa façade écran formée d’une tour centrale supportant le clocher et flanquée d’ailerons qui masquent la pente du toit. Son plan se compose d’une nef à trois vaisseaux prolongée par un chœur plus étroit et une abside en hémicycle. Une sacristie de style éclectique a été ajoutée en 1901 d’après les plans de David Ouellet.
Le décor intérieur peint a été réalisé à l’initiative du curé Pierre Télésphore Sax en 1868-1869 et constitue à lui seul une véritable œuvre d’art. Il est l’œuvre des artistes allemands Wilhelm Lamprecht, Louis Lang et d’un dénommé Thien. C’est l’un des premier décors peints dans une église qu Québec, suivant de peu celui de l’église du Gesù à Montréal, exécuté en 1865-1866 par Daniel Müller, un autre artiste allemand.
L’église de Saint-Romuald renferme de surcroît des biens mobilier sculptés d’un grand intérêt patrimonial.
L’œuvre la plus connue est sans aucun doute L’Ange du Jugement dernier, ou Ange à la trompette, une statue qui a été exposée au Musée national des beaux-arts du Canada en 1997; elle a même fait l’objet d’un timbre émis par Postes Canada. Cette sculpture de bois doré faite de noyer et de pin blanc, ornait à l’origine la chaire de la chapelle de l’Hôpital général de Québec. Elle a été réalisée à la fin du XVIIe siècle par un artiste non identifié.
Un ensemble de huit statues polychromes, dont sept en bois de buis sculpté par un artiste allemand du nom de Rudmüller, orne le chœur. Ces œuvres exécutées vers 1870 représentent les saints patrons des donateurs.
Du début des années 1850 jusqu’à la fin des années 1960, Saint-Romuald était un haut lieu de la sculpture québécoise. Outre une école fondée par Ferdinand Villeneuve, le village comptait à une certaine époque jusqu’à trois ateliers d’artisans sculpteurs. Ces derniers ont largement contribué à l’ornementation des églises du Québec et, notamment, au décor de l’église de Saint-Romuald. Ainsi, la chaire faite de noyer tendre et de cerisier rouge, a été dessinée par Joseph Saint-Hilaire et sculptée par Lauréat Vallière. Ils réaliseront également ensemble la clôture du chœur qui compte douze médaillons représentant le buste de chacun des apôtres, alors que la table de communion, ornée de panneaux historiés, est l’œuvre de J.-Georges Trudelle et de son fils Henri. Les statues représentant le christ en croix, le Sacré-Cœur, saint Jean de Brébeuf ainsi que les fonts baptismaux sont de Lauréat Vallière, tout comme la statue de saint Joseph qui orne le parvis de l’église.
(Source - Les carnets du patrimoine, Ministère de la Culture et des Communications)
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